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Aujourd'hui

Messe à la Chapelle du Très-Saint-Sacrement

  • 7 h 10

Messes et Activités à la Basilique

  • 11 h 30
  • 13 h Visite guidée
  • 14 h 30 Messe en anglais
  • 15 h 15* Chemin de croix - Colline / Réservation groupe
  • 16 h* Chemin de croix - Colline / Réservation groupe (Anglais)
  • 16 h
  • 19 h Chapelet (Bilingue)
  • 19 h 30 Messe de sainte Anne (Bilingue)
  • 20 h 15 Procession aux flambeaux (Bilingue)
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Aujourd'hui Basilique
  • 7 h à 21 h 30
Accueil et Information
  • 8 h à 17 h 30
Magasin du Sanctuaire
  • 8 h à 17 h
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Revue Sainte Anne

 

Juin 2018 FR
Éditorial

Juin...le baptême...Jean Baptiste

Je me l’imagine toujours enfant, cheveux blonds, frisés, indisciplinés, accompagné d’un ou plusieurs agneaux. Puis je le vois plus vieux, la trentaine, les cheveux et la barbe rebelles, les yeux perçants qui voient plus loin que ce qu’il y a à voir… j’aime saint Jean Baptiste… je le trouve fascinant. Il n’était pas ce qu’on appelle aujourd’hui «politically correct», il prêchait en tenant des propos qui ne ménageaient pas toujours ses contemporains, mais tout ce qu’il disait venait, sans aucun doute possible, de son cœur, de sa foi. Il m’arrive à moi aussi de ne pas ménager certaines personnes dans mes propos, mais contrairement à Jean, mes mots ne sont pas toujours convictions venues du cœur… Des fois, je dis du mal pour faire mal. C’est, la plupart du temps, un mécanisme de défense envers des gens ou des situations qui me blessent, ce qui ne justifie en rien que je le fasse, comprenons-nous bien! Les voies du Seigneur, on le sait, sont magnifiquement impénétrables… et elles nous bouleversent régulièrement, j’en suis la preuve vivante. Les prophètes existent encore, ils sont tout autour de nous, mais il est parfois ardu de les entendre. Les faux prophètes parlent souvent bien plus haut et fort et utilisent des moyens nombreux qui nous rejoignent de gré ou de force. En 2018, on les entend surtout sur les médias de masse ou les médias sociaux, et on entend leurs propos répercutés par l’écho de ceux et celles qui les entendent, mais ne les écoutent pas… Les prophètes de 2018 parlent moins fort, mais avec des mots qui nous parlent à nous. Ils se font la voix de Dieu pour nous en propre. Et il arrive que ces mots-là nous dérangent, nous indisposent, nous fassent peur aussi. Souvent parce que ces paroles signifient changement… ou quitter la majorité. Moi, habituellement, la bonne voix, celle qui s’adresse vraiment à moi à travers mon cœur de baptisée, je la reconnais parce qu’elle est accompagnée d’un très perceptible souffle de l’esprit, un petit frisson sur la nuque et dans le cœur. Écoutons bien… Dieu nous parle, nous répond, à travers la voix des prophètes modernes. Dans ce numéro de juin, les textes et mots de nos collaborateurs vous rappelleront l’importance de notre baptême, nous vous présentons la Jordanie et le Jourdain de Jean Le baptiste, nous lisons le pape François qui parle de baptême et bien plus. Bonne lecture et que Dieu vous bénisse, Lucie

Maturité spirituelle

Qui se souvient de son baptême ?

Le pape François a donné cette année une catéchèse fort intéressante sur le baptême qu’il place au cœur de l’espérance chrétienne. Pour présenter le sacrement, le Saint-Père a utilisé l’une des plus belles images de la liturgie chrétienne, la lumière. La lumière qui luit dans les ténèbres de la vie et qui éclaire notre route. Cette lumière, on l’aura deviné, croise celle de la Résurrection: «La vie jaillit de la mort, Dieu marche avec moi et m’arrache à ma nuit.» La métaphore de la lumière inspire le pape qui précise que la vie de l’Église doit être «contagion de lumière: Plus les chrétiens l’auront en eux, plus la vie de l’Église sera vivante». Puis, utilisant le mode interrogatif, le pape tente d’éveiller les consciences par une interrogation: «Qui se souvient de la date de son baptême?» Le pape rappelle que le baptême est la carte d’identité du chrétien et son acte de naissance dans l’Église. Aussi convient-il que l’on en fête l’anniversaire. Sur ce, il prend bien soin de souligner que cet anniversaire doit être une date joyeuse. Mais que faire si l’on ne se souvient pas de la date de son baptême? Avec humour et dans la bonne humeur générale, il propose un travail à faire à la maison: «Pensez-y et si vous ne vous en souvenez pas, voici un devoir à faire en rentrant chez vous: allez chez votre mère, chez votre père, chez votre tante, votre oncle, votre grand-mère, votre grand-père, et demandez-leur: “Quelle est la date de mon baptême?” Et ne l’oubliez plus!», a-t-il recommandé une seconde fois, au terme de sa catéchèse. Le Saint-Père rappelle qu’il faut se garder de vivre son baptême comme un événement du passé, voulant signifier par là que nous sommes portés à le confiner à la date de notre naissance et à le considérer davantage «comme un événement non voulu par notre volonté, mais plutôt par celle des parents». Aussi faut-il s’efforcer de l’actualiser. Pour ce faire, il conseille de le «vivre chaque jour comme une réalité de notre existence.» Pour le Saint-Père, le baptême, c’est «la lumière de l’espérance qui doit nous réveiller chaque matin». Bref, il nous dit que nous avons un devoir de mémoire concernant cet événement majeur dans la vie du chrétien, celui par lequel nous sommes entrés dans l’Église et que nous avons été mis sur la voie du Salut. Placé sous l’angle de la théologie sacramentelle, le baptême s’éclaire de façon encore plus significative. On se rappellera d’abord que le baptême est le premier des sacrements de l’initiation chrétienne. Traditionnellement, l’Église a déterminé sept sacrements: le baptême, la confirmation et l’eucharistie qui sont appelés sacrements de l’initiation chrétienne; à ces sacrements, s’ajoutent la réconciliation, le mariage, l’ordre et l’onction des malades. Pour parler du baptême, le point de départ est le baptême de Jésus par Jean-Baptiste. Dans Marc on lit: «Or, en ces jours-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée et se fit baptiser par Jean dans le Jourdain. À l’instant où il remontait de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit, comme une colombe, descendre sur lui. Et des cieux vint une voix: ‘'Tu es mon Fils bien-aimé, il m’a plu de te choisir’'» (Mc1, 9-11). Le baptême, dès son origine, exprimait le passage à une vie nouvelle à travers le rite de l’immersion. En plongeant son corps dans l’eau, on mourait à son ancienne vie pour naître à une nouvelle. Effectivement, le sens originel du baptême marque le début d’une existence nouvelle. Pour le nouveau-né, c’est une nouvelle existence par son entrée dans l’Église; pour l’adulte, qui se fait baptiser ─ ou qui est déjà baptisé ─, le baptême invite à la conversion. Celle-ci correspond à un changement profond qui consiste à aligner constamment sa vie sur celle de Jésus. Être baptisé, c’est reconnaître le Christ dans sa vie et aussi en témoigner. Le baptême ne se vit pas en vase clos. Il est invitation à sortir de sa foi personnelle et à s’ouvrir à celle des autres. Il faut se rappeler que le baptême, en nous faisant entrer dans l’Église, nous également entrer dans une communauté. D’où l’importance du témoignage. L’apôtre Pierre dit: «Soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en vous» (1P3,16). Nous rejoignons ici l’appel du pape François que nous donnions au début et qui place le baptême au cœur de l’espérance chrétienne.